Pleins feux sur... Alhambra

illus. (c)Queen Games
illus. (c)Queen Games

En cette fin d'année qui approche, il est temps de mettre en avant quelques-uns des jeux de notre sélection de Noël. Pour débuter, honneur au grand ancien avec ce jeu de dix ans d'âge qui n'a pas pris une ride : pleins feux sur... Alhambra.

« L'Alhambra ! l'Alhambra ! Palais que les génies
Ont doré comme un rêve et rempli d'harmonies.
Forteresse aux créneaux festonnés et croulants
Où l'on entend la nuit de magiques syllabes,
Quand la lune, à travers les mille arceaux arabes,
Sème les murs de trèfles blancs. »

  (Victor Hugo)

 

Des quatre coins de l'Europe et du monde arabe, les meilleurs architectes convergent vers la Grenade. A vous de les employer à bon escient pour bâtir la plus belle Alhambra qui soit.

 

L'Alhambra se construit pas à pas

Au début du jeu, chaque joueur dispose d'une tuîle fontaine pour démarrer son Alhambra. Pour améliorer tout ça, il va falloir aller au marché recruter des artisans pour construire de nouveaux bâtiments : Pavillons, Sérails, Arcades, Palais, Jardins et Tours.

A son tour de jeu, un joueur doit réaliser une (et une seule) action parmi les trois possibles : prendre des pièces sonnantes et trébuchantes (les cartes), acheter et construire un ou plusieurs splendides bâtiments (les tuiles) ou bien réorganiser son Alhambra.

  • Prendre de l'argent : à son tour, on peut prendre l'une des quatre cartes exposées (ou plusieurs si la somme des valeurs est inférieure ou égale à cinq). Il y a quatre monnaies différentes (dirham, ducats, couronne ou dinar) car chaque artisan aime être payé avec sa monnaie.
  • Acheter et construire : à la place, il est possible d'acheter et de construire l'un des quatre bâtiments proposés. Pour cela, il faut payer avec la monnaie de l'artisan concerné et attention celui-ci ne rend pas la monnaie (il est donc toujours utile d'avoir des cartes de petite valeura avec soi). Si on paye le prix exact, on a même le droit d'effectuer une nouvelle action. Une fois le(s) bâtiment(s) acheté, il faut l'intégrer à son Alhambra (en respectant les règles de pose) ou à défaut le placer dans sa réserve
  • Réarranger son Alhambra : si le besoin se fait sentir de réorganiser, il est possible de faire passer un bâtiment de sa réserve vers son Alhambra et vice-versa. Attention toutefois, les tuiles dans la réserve ne rapporte pas de points lors des décomptes.

Quand vient l'heure de marquer des points

Trois fois dans la partie, il sera temps de faire le point et de voir comment avancent les projets. Deux cartes "décompte" sont cachées aux tiers et deux-tiers des cartes monnaies. Lorsqu'elles sont tirées, on arrête tout et on regarde qui a la majorité dans chacun des six types de bâtiments, certains rapportant plus de points. Au premier décompte, seuls les premiers seront récompensés. Au deuxième, les premiers et seconds marqueront des points. Enfin, lorsqu'il n'y a plus suffisamment de tuiles pour remplir le marché, on effectue le dernier décompte et les trois premiers de chaque catégorie gagneront de précieux points. A l'issue de ce dernier décompte, le joueur avec le plus de points sera félicité par tous pour avoir érigé la plus belle Alhambra.

 

Plutôt simple à jouer, Alhambra est un jeu familial qui rassemble pas mal de mécanismes de jeu éprouvés : pose de tuiles, majorités et décomptes intermédiaires. Malgré ses dix ans, on prend toujours plaisir à ressortir la boîte pour faire une nouvelle partie.

 

Fiche technique : Alhambra

Jeu de majorité

Auteur : Dirk Henn

Illustrateurs : Christof Tisch, Jörg Asselborn

Editeur : Queen Games

2-6 joueurs

10 ans et +

45 minutes

Récompenses :

As d'Or 2003

Spiel des Jahres 2003


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